Des vitrines...

L’art hyperréaliste en a fait un thème de prédilection. Ici, il s’agit de «peinture», avec ses repentirs, ses coups de pinceaux, ses lignes droites qui n’en sont pas et ses erreurs de perspective car le dessin est une activité humaine, soumise à la qualité de l’imperfection.

Dans ce travail, il y a un relevé, une mémoire de ces petits décors de théâtre que sont les vitrines, sans recherche de perfection photographique.

« Une authentique nature morte naît le jour où un peintre prend la décision fondamentale de choisir comme sujet et d'organiser en une entité plastique un groupe d'objets. Qu'en fonction du temps et du milieu où il travaille, il les charge de toutes sortes d'allusions spirituelles, ne change rien à son profond dessein d'artiste : celui de nous imposer son émotion poétique devant la beauté qu'il a entrevue dans ces objets et leur assemblage. »


Charles Sterling, 1952.


Natures mortes d’aujourd’hui, organisées par le marchand sans volonté artistique, globalement, émettrices d’émotion, qui incite à acheter, ou l’on peut déceler une petite performance artistique à l’insu de son concepteur, le commerçant.

Ici, pas de symbolique religieuse, pas de symbolisme scientiste, pas de ready-made, mais un hommage à une peinture de genre aujourd’hui anachronique.

La vitrine est un prétexte à peindre des objets mis en scène.